AU SUJET DE L’UNIVERSITE « LIBRE » DE BRUXELLES ET DE L’ISLAMO-FASCISME QUI VEUT S’Y IMPOSER, Par Claude MONIQUET, 9/02/2012

Nous publions l’analyse honteuse et diffamatoire de Claude Moniquet au sujet de Souhail Chichah.

AU SUJET DE L’UNIVERSITE « LIBRE » DE BRUXELLES   ET DE L’ISLAMO-FASCISME QUI VEUT S’Y IMPOSER
 
Par Claude MONIQUET, Président de l’ESISC (European Strategic Intelligence and Security Center ou Centre européen pour le renseignement stratégique et la sécurité).
 ESISC (European Strategic Intelligence and Security Center) was founded in May 2002 and since its creation it has been engaged in observing and analysing international terrorism, as well as strategic issues, conflict areas and instability that have been studied for over twenty years, in various capacities, by some of our promoters with strong experience and backgrounds in Intelligence Services, the Army and the Media.
 
 
Mardi 7 février, l’Université Libre de Bruxelles (ULB) a été le théâtre d’un « incident » qui ne
serait que pénible et grotesque s’il ne s’agissait pas d’un crime contre l’esprit et d’une
insupportable atteinte à la liberté de parole.
 
Mme  Caroline Fourest, journaliste et essayiste, devait y débattre sur le thème :
« L’extrême droite est-elle devenue fréquentable ? » avec M. Hervé Hasquin, historien,
ancien Recteur de l’ULB et Secrétaire perpétuel de  l’Académie Royale des Sciences, des
Lettres et des Beaux-arts de Belgique. Débat arbitré par M. Guy Haarscher, professeur de
philosophie à l’ULB.
 
Il était évident depuis plusieurs jours que ce débat risquait d’être troublé : via Facebook et
d’autres réseaux sociaux, des individus appelaient ouvertement – et parfois avec le sexisme
le plus violent et la plus grande des vulgarités – à  faire taire Mme Fourest. Ces
attaques ne provenaient pas, notons-le, de l’extrême droite « traditionnelle » (à laquelle Mme
Fourest a consacré plusieurs excellents ouvrages) mais d’un certain  Souhail Chichah.
Chercheur en économie à l’ULB, il se présente volontiers comme la victime d’un complot
cherchant à étouffer sa voix parce qu’il se veut antisioniste et pro-palestinien, ce qui est son
droit le plus strict. Il est aussi un défenseur de l’humoriste antisémite et raciste Dieudonné. 
 
Mardi soir, donc, le débat à peine entamé à été troublé par des sonneries de téléphone
portable puis par le chahut organisé de quelques dizaines d’énergumènes – dont on n’a pas
l’impression qu’ils soient des familiers des bancs  universitaires. Certains d’entre eux,
masqués, hurlaient en boucle  « Burqa Bla Bla ! » et, couvrant la voix des orateurs,
rendaient, de fait, le débat impossible.
 
Après quelques minutes, le micro a été donné à M. Chichah  afin qu’il fasse valoir ses griefs et
positions. En soi, il s’agissait déjà d’un véritable « holp-up », M. Chichah n’étant pas au
nombre des orateurs annoncés. Loin de toute argumentation articulée, M. Chichah a choisi
d’éructer à son tour le même slogan vide de sens. 
La soirée a donc été interrompue et les débatteurs  évacués sous la protection d’un service
d’ordre. Une poignée d’imbéciles avait imposé sa loi à plusieurs centaines de personnes…
 
L’interdiction physique du débat est l’une des caractéristiques de l’extrême-
droite. Le cri de « Burqa Bla Bla », outre le fait qu’il ne signifie rien, est une évidente
référence aux engagements anti-islamistes de Mme Fourest. On peut sans doute
également y voir une attaque contre ses positions féministes voire contre le fait
qu’une femme participe au débat public. Remplacer l’argumentation par des
hurlements et autre borborygmes est une  preuve de stupidité. Il est donc permis de   2
penser, et en l’occurrence d’écrire, que M. Chichah est un fasciste ou un « islamo-
fasciste » imbécile (s’il se sent diffamé, qu’il n’hésite surtout pas à nous poursuivre, ce sera
un plaisir de reprendre ce débat dans les prétoires).
Ceux qui l’ont suivi ne sont que de pauvres types, incapables de faire plus qu’hurler leur haine
pour exister et dont l’intelligence cumulée doit à peine égaler celle d’une moule. 
 
Ce qui est grave ici, c’est que le débat n’a, effectivement, pas eu lieu. Ce qui l’est encore plus
c’est que ce débat a été censuré à l’ULB qui se vante d’être (et a été, en d’autres temps) un
temple du libre examen et de la pensée libre. Ce qui est intolérable, enfin, c’est que ce n’est
pas la première fois qu’un débat est interdit ou, au moins, gravement chahuté à l’ULB et que
M. Chichah n’en est pas à son coup d’essai, loin de là.
 
Il est temps que les autorités académiques prennent leurs responsabilités et
restaurent l’esprit de tolérance qui doit être celui d’une université, fondée en
son temps par des Francs-maçons pour défendre et propager des idées dégagées
du carcan du dogme. Si elles ne le font pas, après avoir perdu son âme (ce qui
est fait) l’ULB ne sera plus qu’une coquille vide,  un lieu de non-pensée et
d’exclusion, un vivier de haine et de radicalisation. Bref, le contraire d’une
université.
 
Quant à M. Chicha, la cause nous semble entendue : il relève du conseil de discipline
(devant lequel il devra, semble-t-il, s’expliquer)  et d’un licenciement pur et
simple pour faute grave. La sanction d’exclusion des cours devrait s’appliquer
aux étudiants (s’il y en avait) qui ont pris part à cette pénible affaire. On ne peut
vivre de l’argent de l’université ou profiter du savoir qui y est dispensé et nier
aussi ouvertement et aussi impunément ses principes les plus sacrés.
Saint-Just a dit un jour « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ». Ce
principe me semble, aujourd’hui, d’actualité. 
 
 
 
© ESISC 2012
 
 source:
http://www.esisc.net/en/p.asp?TYP=TEWN&LV=187&see=y&t=37&PG=TEWN/EN/detail_os&l=8&AI=3041

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