Les méthodes journalistique très douteuses de M. MARC METDEPENNINGEN: calomnier d’abord et interroger ensuite

Nous poublions 2 articles de M. MARC METDEPENNINGEN,

le 1er: « L’ULB dénaturée et menacée par des assassins de la démocratie », MARC METDEPENNINGEN, 08 février 2012
le 2nd: Souhail Chichah, après le bla-bla, METDEPENNINGEN,MARC, 18 février 2012

Il a fallu à M. METDEPENNINGEN pour se dire qu’il faudrait peut-être interroger M. Chichah après l’avoir diffamé. Mais il a fallu attendre 10 jours… 

« L’ULB dénaturée et menacée par des assassins de la démocratie »

Accusée d’« islamophobie », l’essayiste française a dû renoncer à s’exprimer, alors qu’elle était invitée à débattre de l’extrême droite à l’ULB.  

Une poignée d’énergumènes, revêtus de keffieh et de burqas, sont parvenus, mardi soir, à faire taire un débat sur l’extrême droite organisé dans l’enceinte de l’ULB. Les autorités académiques se sont déclarées « consternées » et « scandalisées » par cet « attentat contre la liberté d’expression » commis au coeur même de l’Université de Bruxelles, temple du débat d’idées.

Caroline Fourest, l’essayiste et journaliste française, auteure d’une biographie fouillée sur Marine Le Pen, candidate du Front national à l’élection présidentielle, venait d’entamer le débat avec Hervé Hasquin, l’historien, ancien recteur et président du Conseil d’administration de l’ULB, lorsque des vociférations haineuses déboulèrent des rangs arrières de l’auditoire K. Les manifestants, hurlant « Burqa Bla-bla », des injures et des gros mots, entendaient dénoncer « l’islamophobie »dont ils affectent Caroline Fourest.

Un assistant à l’ULB à la baguette

En mars 2007, les mêmes excités avaient déjà tenté, lors d’un débat à l’ULB, d’entarter la journaliste française.

L’organisateur de cette manifestation n’est autre que Souhail Chichah, lui-même assistant à l’ULB. Il s’était déjà signalé dans le passé pour ses prises de position en faveur de « l’humoriste »Dieudonné, transfuge du rire dans les bras de l’extrême droite et de l’antisémitisme. Chichah n’avait pas fait mystère, sur les réseaux sociaux, de sa volonté d’empêcher Caroline Fourest de s’exprimer. Il avait lancé, il y a quelques jours un appel à une « Burqa Pride », qui devait consacrer la « lapidation de Caroline Fourest ». Ses partisans, qui déversent, tout comme lui, leur haine d’Israël et des « Blancs » sur les réseaux sociaux, avaient répondu à son appel.

« Ca n’arrive qu’en Belgique »

Une quarantaine de ces hurluberlus vociférant ont réussi à prendre place dans l’auditoire, au milieu d’anciens étudiants de l’ULB, consternés par cette « prise de pouvoir des fascistes » dans l’enceinte de leur université, comme le disait l’un d’eux. Guy Haarscher, le modérateur du débat, et le recteur Didier Viviers ont pris la décision d’interrompre le débat. Caroline Fourest, qui fit front aux perturbateurs, fut écartée de la salle par les services de sécurité. Le recteur, nous a-t-il annoncé, saisira le Conseil de discipline du cas Chichah.

Caroline Fourest nous a confié « ne pas comprendre pourquoi ce genre de débordements n’a lieu qu’en Belgique. Je donne des conférences partout dans le monde, jamais rien n’arrive, sauf ici. Ces gens ont pris le pouvoir dans l’Université. Je n’y viendrai plus».

Les associations étudiantes condamnent l’action

Ce mercredi, l’Union des anciens étudiants, le cercle du Libre Examen et l’association des cercles étudiants de l’ULB ont fermement condamné les événements qui se sont passés la veille au sein de l’Alma mater. « Nous avons honte des méthodes fascisantes ayant empêché la tenue d’un débat dans la maison du Libre examen. Nous déplorons le comportement détestable et honteux de certains membres de notre Alma Mater, sachant que la naissance de cette mascarade émane d’un chercheur de notre université, Souhail Chichah », ont-ils dénoncé.

Les associations étudiantes souhaitent « ardemment revoir Mme Fourest » à l’ULB et demandent aux autorités de prendre « les mesures qui naturellement s’imposent ».

 

 

Souhail Chichah, après le bla-bla
 
Le chercheur de l’ULB, acteur contesté de la « Burqa bla-bla » à l’ULB, réfute les arguments de ses détracteurs.
 
Souhail Chichah, une semaine après votre « Burqa Bla-bla » à l’ULB, le politique, les médias, le monde académique vous ont, à la quasi-unanimité, condamné. Vous êtes surpris par cette levée de boucliers ?
Terriblement surpris. Pour moi elle exprime une véritable hystérie raciste. Que des gens aillent jusqu’à pétitionner pour demander mon licenciement (NDLR : 4.500 signatures) ; qu’un juriste comme Me Uyttendaele dise qu’il faut exclure Chichah (de l’ULB) : il faudrait peut-être rappeler à ce brillant juriste les notions de présomption d’innocence et de droit à la défense. Que des gens demandent qu’une commission disciplinaire soit organisée pour juger ce que j’ai fait, ça, je l’entends bien, mais que déjà on anticipe la comparution devant la commission disciplinaire pour demander la sanction, on n’a même pas fait ça pour Dutroux ! Ce qu’on me reproche à juste titre, c’est d’avoir participé à un chahut. Ce qu’on me reproche injustement, et je peux le démontrer, c’est d’avoir censuré Caroline Fourest.
Votre intention était quand même de ne pas la laisser s’exprimer ?
Mon intention n’était pas de l’empêcher de parler. Sur les vidéos tournées, le président de séance Guy Haarscher me prend à partie nommément. Il a cette phrase terrible : « J’ai toujours su que vous aviez une burqa dans la tête. Merci pour votre coming-out ». Cette phrase est surtout inacceptable dans la bouche d’un collègue. Pourquoi est-ce qu’il le fait ? Très certainement pour discréditer ma parole. J’en ai appelé à la solidarité de la salle en scandant « burqa bla-bla » et j’ai entamé l’exposé de mes motifs. Qu’est ce qui motive le chahut ? Le problème, ce n’est pas l’extrême droite, mais bien les thèses d’extrême droite. Et le fait qu’elles soient reprises par des gens qui se disent à gauche ne les rend pas plus honorables. J’interpelle Mme Fourest sur son texte « The War for Eurabia » (un article publié dans le Wall Street Journal en 2005), elle fait un signe à la régie et mon micro est coupé.
Vous n’auriez pas pu prendre la parole lors de la partie questions-réponses de ce débat ? Pourquoi cette action démonstrative ?
Pour, d’abord, le double standard en matière d’expression à l’Université. Il n’est pas normal que des gens puissent avoir une tribune libre ou au contraire être censurés en fonction de leur condition sociale. J’accuse l’Université, j’accuse le recteur, de m’avoir déjà censuré et de ne pas s’être émus lorsque Sosnowski et ses comparses ont chahuté la conférence à laquelle je participais (en septembre) et qui s’est terminée aussi abruptement. Là, ça n’a ému personne.
Deuxièmement, je crois qu’on peut discuter si Fourest est raciste ou pas. Les participants pensent qu’elle est raciste. La thèse développée par son article « War for Eurabia » est portée par toutes les extrêmes droites. Je rappelle que le terme Eurabia revient comme un refrain dans les écrits de Breivik (le tueur norvégien, NDLR). Je ne dis pas que Mme Fourest est raciste. Je dis que ses énoncés sont racistes. Que cet article est musulmanophobe. Que Mme Fourest ne fasse pas l’objet d’un débat contradictoire, c’est choquant. C’est cela qui provoque la colère des participants.
Vous dites promouvoir la liberté d’expression et être favorable à de vrais débats. Ce soir-là, ça a raté.
Ça m’a fait penser à ces scènes de football où l’attaquant ne pouvant pas marquer le but se laisse tomber pour réclamer un carton rouge contre son adversaire. A un certain moment, le recteur a annoncé la suspension des débats. Les manifestants ont quitté la salle. Rien n’empêchait le débat de reprendre. Nous condamnons le fait que les autorités académiques ont décidé d’arrêter ce débat. S’il y a un espace où les chahuts ont leur place, c’est dans les universités et dans les parlements.
« Burqa Pride », ce titre était une manière de mettre en cause l’homosexualité de Caroline Fourest ?
Absolument pas. Je dénonce clairement l’homophobie. C’est un racisme. Au même titre que le sexisme, l’antisémitisme, la musulmanophobie.
Ça veut dire quoi, « Burqua bla-bla » ?
C’est le titre d’un article de Serge Halimi, du « Monde diplomatique ». La Burqa bla-bla, c’est dire que le cœur de la discussion publique est occupé par des discussions marginales. En Belgique, la burqa n’est portée que par 30 personnes. Ce débat voile les questions principales actuelles que sont le chômage, la pauvreté, les pensions, l’éducation, les acquis sociaux. Les victimes du burqa bla-bla, ce ne sont pas les musulmans, c’est la société, les travailleurs, les pensionnés.
Vous parlez de social, mais vous vous en référez – islamophobie et musulmanophobie – à des discriminations en raison de la religion.
Il y a deux éléments dans la communication. Il y a le rejet du racisme. Et le rejet du racisme comme discours de crise. Il n’est pas étonnant que, comme dans les années 30, l’arabophobie au point de vue de la forme, c’est aujourd’hui comme l’antisémitisme d’alors.
C’est un engagement religieux de votre part ?
Je ne me dis ni musulman ni non-musulman. Soit on me dit que la religion participe du débat public et j’en parle. Soit on me dit qu’elle ne participe pas et je n’en parle pas. Ma position est politique. Je n’énonce rien de religieux. Ma posture est anticapitaliste et elle lutte contre l’indigénat, contre l’infériorisation sociale de l’immigration post-coloniale. Ce que je souhaite pour les descendants de l’immigration, c’est qu’on ne leur colle plus une étiquette religieuse. Vous avez vu l’étiquette dont on m’a affublé : intégriste et islamique !
Vous allez à la mosquée ?
Non, je n’ai aucune pratique religieuse. Mais j’ai un combat religieux, c’est la justice sociale. Je suis toujours du côté des dominés. Dans les années 30, je me serais défini comme juif. Tant qu’il y aura de la musulmanophobie, je me définirai comme musulman. Dans une enceinte homophobe, je suis pédé. Face à un sexiste, je suis une femme.
Au sein de la communauté musulmane, n’y a-t-il pas une victimisation excessive ?
La réalité est celle-là : 56 % de pauvreté, 53 % de taux de chômage.
C’est la faute à qui ?
Ma spécialité c’est l ’économie de la discrimination. Ma thèse de doctorat montre que le capital scolaire joue contre la chance d’emploi pour différentes populations. Et a contrario, le fait de ne pas avoir fait d’études joue pour elle. Par exemple, si on est représenté comme noire, c’est parfait pour être madame pipi, car ce qui intéresse l’employeur pour des tâches non qualifiées, c’est le bas salaire. Pour les tâches qualifiées, ce sont ceux qui ont le meilleur capital social qui sont privilégiés.
Vous en êtes le contre-exemple ?
Oui et non parce qu’en tant qu’intellectuel, je n’ai pas les mêmes droits à l’ULB que quelqu’un d’autre.
C’est quoi cette notion d’indigénat ?
C’est refuser à des gens de participer à la production de normes sociales au nom de leur généalogie. Le Blanc, à l’inverse, ne doit pas justifier de sa généalogie pour participer au débat public. Il sera peut-être contesté pour son origine sociale ou son éducation. Le Blanc est le complément de l’Indigène. Je me bats pour qu’il n’y ait plus de Blancs et d’Indigènes, dans un monde où ces mots n’auront plus de sens.
On vous reproche d’avoir soutenu Dieudonné, l’humoriste tombé dans l’antisémitisme…
Lorsque j’ai entendu le premier énoncé raciste dans la bouche de Dieudonné, je l’ai condamné.
Vous avez été invité à Téhéran ?
Oui, j’étais invité à parler à l’Université des approches idéologiques au cinéma. J’ai appris par hasard qu’un prix devait être remis à Faurisson (le révisionniste) et je n’ai donc pas fait le voyage

Source:
http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2012-02-08/l-ulb-denaturee-et-menacee-par-des-assassins-de-la-democratie-895845.php
http://archives.lesoir.be/souhail-chichah-apres-le-bla-bla_t-20120218-01U4WL.html

 
 
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