Critiquede l’edito honteux « ULB : un attentat contre la pensée » de Mme Bétarice Delvaux et paru dans le soir le 9 Février 2012 + commentaire du site burqablabla.info

Critiquede l’edito honteux « ULB : un attentat contre la pensée » de Mme Bétarice Delvaux et paru dans le soir le 9 Février 2012  + commentaire du site burqablabla.info

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Source:
http://www.burqablabla.info/edito-lesoir-ulb-un-attentat-contre-la-pensee/http://www.lesoir.be/debats/editos/2012-02-09/ulb-un-attentat-contre-la-pensee-896152.php

ULB : un attentat contre la pensée
(Nous considérons votre emploi du mot attentat inapproprié et très orienté dans le contexte actuel)

BEATRICE DELVAUX, Editorialiste en chef du journal « Le soir »

 jeudi 09 février 2012, 07:17

Souhail Chichah déshonore la démocratie belge (nous signalons à Mme Delvaux que le 2e parti en Belgique est un parti d’extrême droite) qui permet à chacun dans ce pays de disposer d’un espace d’expression (plusieurs personnes ont été censurées à l’ULB de façon injustifiée par la direction de celle-ci ou ne sont pas autorisées à parler ou seulement autorisées à parler en présence de contradicteurs), de vivre sa liberté de façon extrêmement large, multiple, dans l’acceptation de la différence, notamment d’opinions. L’assistant qu’il est déshonore aussi sa fonction et la profession universitaire (pourtant de nombreux universitaires et intellectuels de renom le soutiennent dans sa démarche de revendication de sa lberté d’expression…). Car sa prestation, mardi soir, dans cet auditoire de l’ULB, au-delà d’être ridicule (nous la trouvons justifiée au vu de ce qu’il subit au sein de l’ULB depuis mais bien entendu vous n’en parlez pas dans cet edito), n’est porteuse d’aucun des éléments qu’un académique est censé transmettre aux jeunes qui fréquentent une université : transfert de savoirs mais aussi de la culture du débat, et des outils pour le développement d’une pensée indépendante. La forme talibanesque (vous parlez de fondamentalisme musulman pour une action politico-satirique qui n’a rien à voir avec les talibans. Nous trouvons l’usage de ce terme totalement inapproprié, totalement disproportionné et aurions aimé que vous parlez du fonds de l’action au lieu de vous attarder sur les formes sans même expliquer le slogan), le fond inexistant de son intervention ne donnent ni à réfléchir ni matière à débat (A notre avis Mme Delvaux n’a pas visionné l’intervention de M. Chichah et n’a pas lu le texte de Mme Fourest sur L’eurabia ainsi que la demande d’un débat contradictoire ignoré ainsi que l’absence de contradicteur imposé pour d’autres au sein de l’ULB). Que quiconque fasse ainsi une telle démonstration d’intolérance est déjà condamnable ; que ce soit un assistant qui pose des actes d’une telle inanité, brouillant toutes les pistes intellectuelles, en intervenant dans un débat contre l’extrême droite en parlant d’islamophobie (!) (oui d’islamophobie qu’elle soit de gauche ou de droite et justement le texte de Mme Fourest développe une que nous thèse que nous jugeons raciste mais bien sûr vous n’en parlez pas ici), est disqualifiant. M. Chichah n’a plus sa place dans un corps académique (En quoi êtes-vous habilitée à juger de cela ? Sur une vidéo youtube tronquée ? Nous vous invitons à prendre connaissance du parcours académique et professionnel de M. Chichah), et l’a d’autant moins que ce corps-ci se fonde sur le libre examen :

il en a trahi tous les principes, il en a violé tous les codes (Il a été censuré à plusieurs reprises au sein de L’ULB, menacé verbalement et physiquement et a failli être agressé à l’arme blanche et cela sans aucun émoi de sa hiérarchie ni des médias. De nombreux intellectuels affirme qu’il a fait honneur aux valeurs de l’ULB).

Mais ce ne sont ni M. Chichah ni Mme Fourest qui sont les perdants ici, mais l’ULB. Qui, après les problèmes de gouvernance interne des derniers mois, pourrait donner aux parents, aux jeunes, l’impression d’être, en plus, noyautée par des groupes intolérants (des groupes intolérants ? Auriez-vous des sources de cela ? Ou avez-vous basé votre article sur vos propres impressions ?). L’ULB, lieu de la libre expression et de la libre-pensée, a les allures soudain d’un bateau idéologique et sociologique à la dérive.

L’ULB, université urbaine par excellence, qui a pour mission, depuis l’origine, d’être un ascenseur social pour les jeunes de cette ville, est dès lors le reflet naturel de ce qu’est Bruxelles, multiculturelle, avec une composante musulmane forte (ah bon ? que veut dire une composante musulmane forte au sein de l’ULB ? Comment pouvez-vous mesurer cela ?). La coexistence de jeunes aux revendications et à l’identité religieuse affirmées avec la laïcité qui fait l’essence de l’ULB est d’une complexité croissante (Nous vous le répétons ce n’était pas une action religieuse même si la majorité de la presse a présenté cela ainsi pour ensuite ne pas reconnaitre qu’une intox a été véhiculée).Mais il est urgent et vital, que l’ULB, souvent terrifiée à l’idée d’être taxée d’interventionnisme (bien sûr aucune source…), garantisse les valeurs qui sont à la base de sa création. Elles fondent sa tolérance. Et sa légitimité à interdire tout attentat contre la pensée.

Editorialiste en chef

LE COMMENTAIRE de burqablabla.info

Cet édito fait honte à la profession journalistique. Au-delà de son contenu, le titre dont il se pare constitue en soi une banalisation suspecte de la notion d’“attentat”. Le TLFi en donne une définition : “Entreprise criminelle perpétrée contre une personne ou contre une communauté, et particulièrement dans un contexte politique”. L’utilisation de cette notion pour désigner un chahut, dans un contexte international de “lutte contre le terrorisme”, est doublement inquiétante. Elle comporte une connotation criminelle renvoyant directement à l’idée largement répandue d’attentat contre la sécurité d’un Etat et/ou d’atteinte à l’intégrité physique d’individus. Et corollairement elle vide de sa substance une notion pénale en la sacrifiant sur l’autel de l’excès et de la disproportion.

Par ailleurs, cet édito donne l’occasion à son auteure de resservir, à son tour, à l’opinion publique une arme de confusion massive : une mise en perspective entre d’une part la “composante musulmane” de Bruxelles et d’autre part la laïcité. En substance, l’auteure écrit que la coexistence entre cette dernière et des “jeunes aux revendications et à l’identité religieuse affirmées” est “complexe”. Or, cette complexité n’existe que dans l’esprit de Madame Delvaux et de ses multiples avatars. C’est en tant que laïques de confession musulmane que nous le lui affirmons. De surcroît, ce que Madame Delvaux appelle “revendications” ne sont en réalité que l’exigence que les droits fondamentaux, tels qu’ils sont consacrés dans nos instruments de protection des droits humains, bénéficient aux citoyens de confession musulmane au même titre qu’ils bénéficient à tous les autres citoyens de notre pays.

Enfin, s’il fallait un instant reproduire la même terminologie toxique que Madame Delvaux, nous dirions que si un attentat contre la pensée a eu lieu, c’est bien l’édito qu’elle a commis.


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